Type de question : COVID

  • Salle d’attente du cabinet : procédure à respecter en période d’épidémie à COVID-19

    Salle d’attente

    • Prévoir un lieu dédié pour les patients avec fièvre et/ou signes respiratoires. Si cela est impossible, maintenir une distance d’un mètre entre chaque patient

     

    • Supprimer le mobilier non décontaminable, les journaux, livres, jouets, etc

     

    • Aérer (par exemple, dix minutes deux fois par jour) et nettoyer régulièrement dans la mesure du possible l’ensemble des locaux

     

    • Désinfecter les surfaces 2 à 3 fois par jour :
      • Employer un détergent-désinfectant virucide (norme NF 14776) pour les surfaces hautes
      • Les éviers, lavabos et cuvettes des WC pourront être désinfectés avec le même détergent désinfectant ou à l’eau de javel diluée
      • Faire particulièrement attention aux surfaces en contact direct avec les patients (poignées de porte, meubles, chasse d’eau, etc)
      • Privilégier l’usage de gants à usage unique

     

    • Mettre à disposition
      • Signalétique informative sur les gestes utiles pour limiter la contagion.
      • Distributeur de mouchoirs à usage unique
      • Poubelles (si couvercle, avec commande à pied)
      • Distributeur de solution Hydro-alcoolique
      • Masques chirurgicaux pour les patients qui toussent
      • Savon liquide et serviettes à usage unique au point d’eau des sanitaires

     

    Source : Réseau Répias (Réseau de Prévention des Infections Associées aux Soins) et le Collège de la médecine générale

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Accueil du cabinet : procédure à respecter en période d’épidémie à COVID-19

    Accueil

    • Patients avec fièvre +/- toux ou infection respiratoire haute :
      • Privilégier les rendez-vous par télémédecine
      • En présentiel sur rendez-vous ou plage horaire dédiée ; limiter le nombre d’accompagnants si possible à une personne
      • Fournir un masque chirurgical au patient

     

    • Suivi de pathologie chronique stable : Proposer une téléconsultation et/ou le renouvellement de leur traitement par leur pharmacien (possible sans nouvelle ordonnance jusqu’au 31 mai)

     

    Source : Réseau Répias (Réseau de Prévention des Infections Associées aux Soins) et le Collège de la médecine générale

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Quelles sont les consignes à suivre concernant la tenue des consultations ?

    En Chine, il a été montré que 30 % des cas confirmés d’infection par le Sars-COV-2 ont probablement ou formellement été contaminés lors de la fréquentation d’un établissement de soins (hôpital, pharmacie, salle d’attente de médecin…).

    Aussi dans les conditions actuelles, en ville comme à l’hôpital, seules les consultations ou hospitalisations rigoureusement nécessaires, avec un caractère d’urgence pour la bonne prise en charge des malades doivent être maintenues.

    L’alternative de la téléconsultation doit être proposée lorsque le motif le permet.

    Les rhumatologues doivent pouvoir garder un lien avec les malades et éviter au maximum leurs venues aux urgences des hôpitaux et dans les cabinets médicaux.

    Dans ces situations limitées, le respect des consignes d’accueil doit être strict :

    • espace d’un mètre entre deux personnes dans une salle d’attente,
    • port d’un masque pour les personnes à risque (>70 ans, personnes avec une immunodépression acquise par traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive) ou ceux présentant des signes d’infection ORL ou respiratoire (dans ce cas le médecin doit également porter un masque),
    • nettoyage du matériel médical entre deux examens.

     

    Ces consignes comportent aussi la protection du personnel non médical participant à la prise en charge des malades.

    Les restrictions de rassemblement s’appliquent bien évidemment à l’activité médicale non urgente.

     

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    Source : communiqué commun de la SFR et du SNMR

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • L’un de mes patients présente des symptômes liés au Covid-19, quelle est la procédure à suivre ?

    Si l’un de vos patients présente des symptômes préoccupants qui peuvent faire penser au Corona Virus, l’ARS à édité un document rappelant la prise en charge des patients Covid-19 en ville, intitulé :

    Télécharger le document

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Quels sont les motifs de l’arrêt de travail liés au Corona Virus ?

    Depuis le 13 mars un motif d’arrêt de travail COVID-19 a été ajouté à la liste des motifs figurant sur le téléservice AAT d’ameli pro.

    Depuis le 26 mars, ont été créés 2 motifs distincts selon la situation motivant l’arrêt de travail :

    Le premier, « COVID -19 diagnostique (ou presumé) » à renseigner pour les patients dont le diagnostic d’infection à Covid-19 a été posé cliniquement ou biologiquement ou pour lesquels une suspicion d’infection existe

    Le deuxième, « personne à risque -COVID -19 » à renseigner pour les patients dont le confinement à domicile est recommandé : femmes enceintes dans leur troisième trimestre de grossesse et patients atteints d’une des pathologies listées par le Haut Conseil de la Santé Publique.

     

    Source : site Egora.fr, par  Nicolas Loubry, juriste

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Dans quelles conditions obtenir un arrêt de travail pour les professionnels de santé dont le confinement à domicile est recommandé* ?

    *Professionnels de santé dont le confinement à domicile est recommandé : femmes enceintes dans leur troisième trimestre de grossesse et patients en affection de longue durée pour une des pathologies listées par le Haut Conseil de la Santé Publique.

     

    Dans un avis rendu le 14 mars dernier, le Haut Conseil de la Santé Publique a recommandé le confinement à domicile des femmes enceintes dans leur troisième trimestre de grossesses ainsi que des personnes atteintes de certaines pathologies (liste établie par le Haut Conseil).

    Afin d’alléger la charge pour les cabinets médicaux en ville très sollicités et de permettre le confinement immédiat d’un maximum de ces patients, un téléservice dédié a été mis en place par l’Assurance Maladie. Il permet aux femmes enceintes dans leur troisième trimestre de grossesse ainsi qu’aux assurés admis en ALD au titre d’une des pathologies listées par le Haut Conseil de la santé Publique de pouvoir demander en ligne à être placé en arrêt de travail. Le service médical de l’Assurance Maladie procède au contrôle de la situation du professionnel de santé et peut ainsi lui délivrer un arrêt de travail. Les indemnités journalières peuvent ensuite être versées pour la durée de l’arrêt de travail prescrit.

    Si le professionnel de santé est dans cette situation il doit utiliser ce site declare.ameli.fr. Un arrêt peut être déclaré de manière rétroactive (possibilité de déclarer un arrêt initié depuis le 13 mars 2020).

    Dans l’hypothèse, où le professionnel de santé souffre d’une des pathologies listées mais qu’il n’est pas reconnu en ALD pour celle-ci, il est invité à consulter un médecin pour qu’il établisse, le cas échéant, un arrêt de travail (arrêt de travail prescrit pour eux-mêmes par les médecins le cas échéant). Cet arrêt de travail est ensuite adressé à l’assurance maladie (soit par le médecin de manière dématérialisée via ameli-pro, ou par envoi par courrier postal par le professionnel de santé concerné). Les indemnités journalières sont ensuite versées pour la durée de l’arrêt de travail prescrit.

     

    Source : ameli.fr

    Consulter le site ameli.fr

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Quelle est la procédure pour les professionnels de santé dont le diagnostic d’infection à Covid-19 a été posé cliniquement ou biologiquement ?

    Comme pour tout patient un arrêt de travail pourra être établi par un médecin (arrêt de travail prescrit pour eux-mêmes par les médecins le cas échéant). Cet arrêt de travail est ensuite adressé à l’assurance maladie (soit par le médecin de manière dématérialisée via ameli-pro, ou par envoi par courrier postal par le professionnel de santé concerné). Les indemnités journalières sont ensuite versées pour la durée de l’arrêt de travail prescrit.

     

    Dans un communiqué en date du 24 mars 2020, la CARMF fait savoir qu’elle a décidé de faire bénéficier de façon exceptionnelle et dérogatoire aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, du versement d’indemnités journalières sans délai de carence. La CARMF précise ainsi que les médecins libéraux, malades du Coronavirus ainsi que les médecins en situation fragile (pathologies à risque) qui ne peuvent travailler, pourrons donc percevoir les indemnités journalières du régime invalidité-décès de la CARMF dès le premier jour d’arrêt et pendant toute la durée d’arrêt lié au Coronavirus. Le montant de ces indemnités variera, toujours selon la CARMF, de 67,54 à 135,08 E par jour selon la classe de cotisations.

    Il est rappelé que l’assurance maladie a prévu également de verser 112 € par jour au Professionnel de Santé dans la même situation que ci-dessus.

    Pour bénéficier de cette prise en charge par la CARMF le médecin concerné doit envoyer à l’adresse documents–médicaux@carmf.fr l’ensemble des pièces en sa possession.

    La CARMF en profite pour rappeler également qu’elle a décidé de reporter les prélèvements des cotisations dues pour les mois d’avril et mai (les sommes correspondant à ces deux échéances seront lissées sur les mois restants de l’année 2020).

     

    Dernière mise à jour : 03/04/2020

  • Si je suis dans l’obligation de fermer le cabinet, quels types de messages dois-je fournir à mes patients ?

    En règle générale, s’il n’a pas de remplaçant, le médecin indique le nom et les coordonnées d’un confrère, averti et susceptible de prendre en charge sa clientèle pendant son absence. Il peut également s’agir d’une association de médecins ou d’un service hospitalier. Il peut également renvoyer sur le numéro de téléphone des structures de permanence des soins, ou encore vers un site de téléconsultation, et vers le 15 en cas d’urgence. Pour un renouvellement de traitements, il peut aussi être conseillé à ses patients de se munir de leur dernière ordonnance et de se rendre chez leur pharmacien.

    Si ce message reste d’actualité pour bon nombre de pathologies, il doit être aujourd’hui complété par des informations précises à destination des patients craignant d’être atteints par le COVID-19.

    En cas de suspicion de Coronavirus, et si les troubles sont modérés (peu de fièvre, pas de difficultés respiratoires) et si votre  patient n’est pas atteint de maladie chronique, vous pouvez lui recommander de rester chez lui et de surveiller sa température deux fois par jour.

    Si votre patient a des difficultés pour respirer, présente une aggravation de son état général ou s’il est âgé de plus de 70 ans, ou s’il s’agit d’une jeune femme enceinte, leur conseiller de contacter le SAMU-Centre 15 qui, après évaluation de leur état, organisera leur prise en charge ou les orientera vers un médecin en capacité de les prendre en charge, en présentiel ou en téléconsultation.

    Ces messages ciblés, adaptés à votre patientèle, vous permettront d’assurer un suivi de votre clientèle, certes dégradé du fait de l’épidémie, mais malgré tout audibles et compréhensibles.

    Dernier conseil : ne pas utiliser la fonction « enregistreur » sur votre répondeur, pour éviter qu’un patient ne laisse un message auquel vous ne pourriez répondre.

     

    Source : site Egora.fr, par  Nicolas Loubry, juriste

     

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

  • Personnellement atteint par le COVID-19, je suis dans l’obligation de fermer mon cabinet. Quelles sont mes obligations envers ma clientèle ?

    Comme le rappelle l’article L6315-1 du Code la santé publique, « la continuité des soins aux malades est assurée quelles que soient les circonstances. Lorsque le médecin se dégage de sa mission de soins pour des raisons professionnelles ou personnelles, il doit indiquer à ses patients le confrère auquel ils pourront s’adresser en son absence ».

    On ne peut parler ici d’absence programmée, le médecin n’étant pas en mesure d’assurer son remplacement du fait de sa maladie qui l’oblige également à fermer les portes de son cabinet, pour éviter la propagation du virus.

    Dans ces circonstances exceptionnelles, le médecin doit avertir ses patients sur la conduite à tenir pendant cette période particulière et sur les recours dont ils disposent en cas de difficulté.

    Si une affichette peut être apposée à la porte du cabinet pour indiquer que celui-ci est fermé, cette information est bien sûr insuffisante. Il est donc essentiel que le médecin laisse un message précis sur le répondeur de son cabinet.

     

    Source : site Egora.fr, par  Nicolas Loubry, juriste

    Dernière mise à jour : le 03/04/2020

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