Conférence de presse du 23/06/2010 : Les spécialistes s’engagent aux côtés de l’UMESPE-CSMF pour dire STOP au massacre de la médecine spécialisée de proximité.

Pourquoi le Président du SNMR soutient-il les listes UMESPE-CSMF ?

L’UMESPE-CSMF est la seule structure où l’ensemble des spécialités se retrouve pour bâtir une défense et des projets communs.

L’UMESPE-CSMF apporte :

  • un soutien logistique :
    • organisation de commissions techniques
    • mise à disposition de moyens de communication
    • accès aux banques de données
    • service juridique
  • un soutien politique :
    • aide au lobbying exercé auprès des instances responsables
    • participation à l’UEMS (coordination européenne des spécialistes)

Dans la convention de 2005 négociée par l’UMESPE-CSMF et ses alliés, au grand dam d’une opposition syndicale démagogique, nous avons craint à juste titre la mise en place d’un parcours de soins coordonnés, présenté faussement par les Caisses comme une filière à guichet unique par le médecin traitant. A l’arrivée, nous avons réussi à obtenir la reconnaissance du rôle de consultant du rhumatologue de proximité de plus en plus apprécié des médecins traitants dans la plupart des régions. En témoigne l’augmentation des C2 dont l’utilisation s’est élargie par la convention à tous les rhumatologues.

La mise en place de la CCAM technique a ouvert la voie à une revalorisation significative de nos actes techniques en particulier l’obtention du tarif cible pour certains actes fréquents. Et ainsi nous avons pu compenser les effets délétères initiaux du parcours de soin, mal compris des patients.

L’UMESPE-CSMF a obtenu le remboursement de l’ostéodensitométrie mais aussi la possibilité de pouvoir coter pour les rhumatologues dans le même temps l’acte d’ostéodensitométrie et une consultation.

Ainsi, grâce au soutien apporté par l’UMESPE-CSMF au SNMR, le revenu net moyen du rhumatologue en Secteur 1 bondissait de 16,28% en 2007.

Malheureusement, en 2008 l’intrusion dans le paysage conventionnel de MG-France, et de son allié objectif la FMF, a signifié l’arrêt de toute avancée pour les rhumatologues traduite dans les chiffres par une baisse de –1,42% des revenus.

En 2009, les résultats sont bien pire du fait de la décote des actes de radiologie approuvée en CHAP par MG France et qui pénalise scandaleusement les rhumatologues.

Ceux qui espèrent notre ruine ont voulu et soutenu les EGOS puis la loi HPST qui ignorent complètement les spécialités de proximité. Les ARS en sont désormais le bras séculier. Face à elles, seules les URPS avec une majorité UMESPE-CSMF pourront faire l’indispensable contrepoids et répercuter régionalement les décisions syndicales nationales.

Quelles sont les attentes de la Rhumatologie pour la future négociation conventionnelle ?

La Rhumatologie libérale est en situation difficile par la désaffection des jeunes confrères, à prédominance féminine, préférant le salariat aux aléas d’un exercice libéral perçu incertain d’autant plus qu’il est ignoré dans tous les schémas officiels de la future organisation des soins.

La Convention est pour la Rhumatologie une question vitale.

La Rhumatologie est une spécialité médicotechnique où l’acte technique est toujours précédé et suivi d’un acte clinique.
Aussi pour le rhumatologue la CCAM clinique est primordiale. Une hiérarchisation des actes réévaluera significativement l’acte de consultation clinique approfondie, particulièrement les consultations initiales et les synthèses annuelles dans les pathologies chroniques. Elle devra permettre d’associer dans le même temps l’acte clinique à l’acte technique (comme cela existe déjà pour l’ostéodensitométrie).
L’augmentation des dépenses pour les caisses sera financée par les économies réalisées par des consultations de rhumatologues de proximité évitant ainsi les hospitalisations inutiles et les retards de prise en charge adaptée aux conséquences onéreuses.

Le secteur optionnel devra être ouvert à la rhumatologie.

Le coût de la pratique des actes techniques sera à réévaluer.

Le financement des maisons de spécialistes, de la télémédecine, de l’exercice multisite, de la permanence des soins, des délégations de tâches sera prévu dans la Convention.

La Caisse devra cesser de considérer les médecins comme des fraudeurs en puissance. Les médecins conseils devront redevenir des conseillers aptes à aider les praticiens dans les arcanes d’un quotidien administratif.

Face aux ARS déclinant régionalement la politique nationale de la DGOS, il faudra le contre poids d’une Convention Nationale structurant l’exercice médical ce qui n’exclut pas les nécessaires adaptations régionales.
Dr Vincent Diebolt
Président du SNMR